Initialement instaurée en 2009 pour les étrangers résidant au moins la moitié de l’année au Portugal, l’exonération fiscale pour les nouveaux arrivants est terminée.

Initialement instaurée en 2009 pour les étrangers résidant au moins la moitié de l’année au Portugal, l’exonération fiscale totale jusqu’en 2020, puis réduite à un taux d’imposition de 10 % pour les nouveaux arrivants, aurait attiré plus de 10 000 personnes, principalement des retraités français, britanniques et italiens.

 

Ils se sont installés en grande partie autour de Lisbonne et dans les stations balnéaires de l’Algarve, au sud du pays, et qui ont largement contribué à la reprise du marché immobilier.

 

Mais les temps ont changé. La crise de 2008 est oubliée. Désormais c’est la pénurie de logement et la flambée des prix qui menacent le Portugal. Entre 2012 et 2021, les coûts liés au logement ont augmenté de 78 % au Portugal, par rapport à une hausse de 35 % dans l’ensemble de l’Union européenne, selon une étude de la Fondation portugaise Francisco Manuel dos Santos.
 

Au deuxième trimestre de 2023, le loyer médian a encore augmenté de 11 % en glissement annuel, selon des données officielles publiées la semaine dernière. L’arrivée d’investisseurs étrangers a créé un déséquilibre sur le marché en creusant l’écart entre les salaires et les prix des logements, tandis qu’environ un quart de la population active portugaise gagne le salaire minimum mensuel de 886 euros, a commenté Agustin Cocola-Gant, chercheur à l’Institut de géographie et d’aménagement du territoire de l’Université de Lisbonne.

 

Pour corriger le tir, le Premier ministre Antonio Costa a annoncé la fin de la formule permettant aux résidents étrangers d’être très peu taxés sur les revenus perçus dans leurs pays d’origine. Cela en est donc fini de l’eldorado portuguais pour les retraités français.
 

Ou passer sa retraite à l’abri du Fisc ?
 

Pour les retraités français soucieux de trouver un nouveau paradis fiscal, direction la Tunisie e le Maroc, son régime fiscal avantageux et des prix de l’immobilier qui défient toute concurrence. 
 

Comme au Maroc, les retraités domiciliés en Tunisie bénéficient d’un abattement de 40% sur le montant brut de leur pension, plus une réduction de 80% sur l’impôt dû à condition de transférer les montants sur un compte tunisien, ou de les déclarer à l’importation. Comme pour le Maroc, pas de système de parts, ce qui avantage les personnes seules. Malgré tout, la facture peut s’avérer plus salée qu’en France pour les petits revenus car le barème de l’impôt grimpe plus vite. Coté logement, comptez autour de 1 000 euros le m2, dans les cités balnéaires.
 

A quelques encablures, le très hospitalier et francophone Sénégal présente un coût de la vie avantageux par rapport à l’Europe : il est par exemple possible d’embaucher du personnel de maison pour 90 euros par mois. 
 

Coté fiscalité, vous bénéficiez d’une décote de 80% sur l’assiette des pensions de retraite d’origine étrangère. Le retraité est donc imposé sur 20% de ses pensions. Attention cependant, pour bénéficier de cet avantage, il faut transférer les montants dans une banque ayant son siège au Sénégal.
Enfin pour les plus téméraires, la Malaisie offre une exonération totale d’impôts sur les pensions de retraite du privé avec le statut « Malaysia My Second Home » ou « MM2H », pendant 10 ans renouvelables. Les pensions du public restent imposables en France.