En août, les cotisations en assurance vie s’établissent à 8,3 milliards d’euros et la collecte nette recule de 1,7 milliard d’euros (-4 % par rapport à août 2022).

Mauvaise nouvelle pour les assureurs. En août, les cotisations en assurance vie s’établissent à 8,3 milliards d’euros et la collecte nette recule de 1,7 milliard d’euros (-4 % par rapport à août 2022).

 

Dans le détail, elles baissent de −0,4 milliard d’euros sur les supports en unités de compte (UC) mais restent stables sur les supports en euros. La part des cotisations en UC s’établit à 31 % sur le mois.

Depuis le début de l’année, la collecte totale du marché a été divisée par sept. Pour autant, les cotisations franchissent pour la première fois le seuil symbolique des 100 milliards d’euros sur 8 mois, à 102,4 milliards d’euros et la collecte nette est positive de 1,7 milliard d’euros.

 

 » Malgré un environnement macroéconomique très incertain, qui n’incite pas les Français à épargner à long terme, l’assurance vie demeure un placement solide. Le seuil symbolique des cent milliards d’euros de cotisations sur les 8 premiers mois de l’année a d’ailleurs été franchi pour la première fois cette année, prouvant l’appétence des épargnants pour ce produit « , tempère Franck Le Vallois, directeur général de France Assureurs

 

C’est le Plan d’Épargne Retraite (PER) qui profite de la décrue et confirme encore une fois son attractivité : les cotisations s’élèvent à 682 millions d’euros en août, en progression de 27 % sur un an, pour 46 100 nouveaux assurés (+38 %). Dans le même temps, 8 200 assurés ont transféré 310 millions d’euros d’anciens contrats d’assurance retraite vers un PER.

 

Depuis le début de l’année 2023, les cotisations versées s’élèvent à 5,4 milliards d’euros pour 545 700 nouveaux assurés, en hausse de + 23 % et + 19 % respectivement par rapport à la même période de 2022. Sur les huit premiers mois de l’année, la collecte nette des PER s’établit à + 3,8 milliards d’euros.

 

À fin août 2023, 5,2 millions d’assurés détiennent un PER pour un encours de 68,5 milliards d’euros, dont 39 % correspondent à des UC.

Si la rémunération des fonds en euros est remontée en début d’année pour la première fois depuis 30 ans, elle peine à suivre d’autres produits d’épargne qui bénéficient plus rapidement de la hausse des taux d’intérêt.

 

Le Livret A offre ainsi 3 % nets, contre 2 % en moyenne (avant prélèvements fiscaux et sociaux) pour les fonds en euros en 2022. De quoi encourager les arbitrages des épargnants qui doivent puiser dans leur épargne pour gonfler leur apport avant un achat immobilier ou pour faire face à l’inflation des dépenses de la vie courante.